3 > 24 octobre 2026 - #18 Édition
Entrée libre & gratuite dans tous les lieux d’expositions
En 2026, Révélation(s) explorera ce qui se dévoile et se partage à travers la photographie.
Les expositions interrogeront la notion d’extime : ce qui relève de l’intime et, une fois exposé, devient langage commun. Récits personnels, mémoires, solastalgie, visions poétiques ou dystopiques composeront une programmation où l’expérience individuelle résonnera avec le collectif.
Ancrée dans la grande fête du Bicentenaire de la Photographie, cette édition mettra également en lumière la façon dont les photographes ne cessent de réinventer le médium, ouvrant ainsi de nouveaux champs sensibles et de réflexions.
Nous sommes très heureux de vous présenter cette belle édition : 12 expositions réparties dans 7 lieux de la ville de Clermont-Ferrand.
Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ouvrent leurs portes, ainsi qu’à nos partenaires pour leur engagement à nos côtés.
Nous vous souhaitons de belles découvertes.
HÔTEL FONTFREYDE — centre photographique
34 rue des Gras
du mardi au samedi de 13 h 30 à 19 h
dimanches 4, 11 et 18 octobre de 14 h à 19 h
DORA TISHMANN (Serbie)
And there was light
Ce projet explore les manifestations de l’énergie électrique au contact de la matière.
En chambre noire, je génère des décharges qui frappent végétaux, minéraux, formes et objets. Captées sur plan-film 4 x 5 sous forme de photogrammes, ces traces révèlent une matérialité cellulaire et moléculaire de la lumière, une géométrie lumineuse. Elles agissent comme un révélateur d’une dimension invisible où l’infiniment petit et l’infiniment grand coexistent, où les échelles se fondent.
Dora Tishmann

DANA COJBUC (Roumanie)
Effluve
Cette exposition propose une vision transversale de l’oeuvre de Dana Cojbuc avec des extraits issus de plusieurs séries emblématiques de sa démarche artistique : Yggdrasil, Ouvrir le rivage, Effluve, Traces de silence, En levko. L’artiste porte un regard poétique sur le paysage, joue avec lui et n’hésite pas à le mettre en scène. En partant de ses propres tirages, elle extrapole, redéfinit les limites et réinvente le sujet par le dessin. La frontière entre la photographie et le travail au fusain est subtile, mystérieuse et ouvre la voie à des lieux imaginaires.

© Dana Cojbuc
ALESSANDRA CALÒ (Italie)
Ctonio
Ctonio est une série photographique qui nous offre la vision d’un lieu onirique, intemporel, qui s’enfonce dans l’obscurité pour raconter une histoire ancienne, où le passé et le présent s’entremêlent avec la réalité, les légendes, les vérités possibles et les mythologies.
Ici, la nature et l’homme sont placés dans une obscurité symbolique, comprise comme un espace intangible d’où naissent de nouvelles visions et s’ouvrent de nouvelles possibilités à l’imagination.
© Alessandra Calo

EMILIE ARFEUIL (France)
Hylé
Hylé, terme grec désignant la matière originelle, ouvre un territoire peuplé de chimères, où les frontières se dissolvent entre le vivant et le minéral, l’organique et le cosmique.
Dans l’obscurité, corps et végétaux sont peints aux pigments photosensibles et émergent progressivement du noir : ce qui échappait au regard devient visible. Hylé esquisse une vision utopique du lien entre l’humain et la nature. Le mythe se fait geste politique : transformer le regard et faire advenir un nouvel ordre sensible, inclusif et profondément poétique.
© Emilie Arfeuil

© Gordon Matta-Clark
GORDON MATTA-CLARK (États-Unis)
Automation House, 1972
Figure majeure de la scène new-yorkaise des années 1970, Gordon Matta-Clark interroge l’architecture par des gestes de découpe et d’ouverture des structures. Automation House témoigne de l’intérêt précoce de l’artiste pour la perception de l’espace et la manière dont les corps l’habitent.
Ici, à travers un jeu de miroirs, de reflets et de cadrages déstabilisants, l’artiste bouleverse la perspective et juxtapose des situations qu’un cadrage habituel dissimulerait. Entre performance et expérimentation cinématographique, le film brouille les repères du spectateur. Ce principe du reflet qui ouvre dans l’image des brèches insoupçonnées annonce déjà ses building cuts : l’incision comme moyen de faire apparaître ce que l’architecture tenait caché.
© MATTA-CLARK Gordon
Automation House, 1972
Cinéma, Film 16 mm, noir et blanc, son
Durée : 32’
FNAC 01-020
Collection du Centre national des arts plastiques
En dépôt au [mac] musée d’art contemporain, Marseille
© Adagp, Paris / Cnap

SALLE GILBERT GAILLARD
2 rue Saint-Pierre
du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h
dimanches 4, 11 et 18 octobre de 14 h à 19 h
AGNÉ GINTALAITÉ (Lituanie)
Chasing digital truth
Dans cette série, Agné Gintalaité s’appuie sur ses propres archives photographiques et sur l’IA générative pour mettre à l’épreuve la fragile autorité de l’image photographique. Les oeuvres se présentent sous la forme de photographies en noir et blanc, mais leurs sujets n’auraient jamais pu se tenir devant un appareil photo.
Les corps humains et animaux se confondent là où l’algorithme se trompe, répète ou corrige de manière excessive. L’erreur devient alors un moyen de révélation, montrant comment les images numériques apprennent à ressembler à la vérité.
©Agné Gintalaité

LAURE NILLUS (France)
Dé-payser
Dé-payser est une installation visuelle et sonore de 90 minutes.
Dans une pièce sonore en quadriphonie se mêlent les histoires d’habitant·e·s, d’aidant·e·s et de personnes en situation d’exil ayant cherché à traverser la frontière franco-italienne fermée depuis 2015. En résonance à cette composition de mots – et de sons recueillis sur place – se déploient sur les murs de l’espace des photographies en noir et blanc des lieux où les histoires ont été vécues.
© Laure Nillus

CHAPELLE DE L’ANCIEN HÔPITAL GÉNÉRAL
22 rue Sainte-Rose
du mardi au dimanche de 14 h à 19 h
ALEXIS PICHOT (France)
Rêve primaire
Cette série est le troisième volet d’une trilogie consacrée aux forêts. Elle prend appui sur l’ambition du botaniste Francis Hallé de « faire revivre une forêt primaire en France » : 70 000 hectares laissés en libre évolution pendant 700 ans.
Penser ce temps vertigineux a fait naître en moi un appel. J’ai voulu voir la forêt avec un regard d’insecte, rendre visible l’invisible aux yeux des humains. De cette vision nocturne surgit une forêt onirique, presque sous-marine. Je vous invite dans une forêt médecine.
© Alexis Pichot

SABATINA LECCIA (France)
Traverser la nuit
Traverser la nuit est une déambulation visuelle dans les méandres poétiques de mes nuits. Les images se répondent et entrent en résonance comme des visions persistantes : les repères basculent, la mer devient ciel, les paysages se troublent. Entre superpositions, couleurs, broderies et perforations, chaque oeuvre révèle une autre lecture lorsque l’on s’en approche. L’exposition invite à une expérience sensorielle et contemplative, ouverte sur des paysages intérieurs et sensibles à la lisière du visible et de l’imperceptible.
© Sabatina Leccia

MARINE LÉCUYER (France)
Préludes
Expérience sensible et subjective du territoire de la Gaspésie (Québec), la série Préludes de Marine Lécuyer emprunte les chemins de l’imaginaire pour explorer les contours d’une nature élégiaque et vibrante, mise en relation avec la présence éphémère de l’humain.
À la croisée du réel et de la fiction, les personnages d’un récit aux temporalités troubles se fondent dans les espaces naturels qui les entourent et interrogent notre rapport au monde, dans une ode au vivant ouverte à l’invisible.

© Marine Lécuyer
CENTRE CAMILLE CLAUDEL
3 rue Maréchal Joffre
du mardi au dimanche de 14 h à 18 h
GRÉGOIRE DELANOS (France)
Érosion
Érosion est la rencontre de deux séries d’oeuvres.
Le Cri – travail documentaire et plastique au long cours – traduit sur pellicule l’artificialisation de 190 hectares de terres agricoles et de forêts en Haute-Loire et la transformation du paysage.
De la terre sous les griffes est une autofiction sur la fabrique intime du lien de l’artiste au vivant, prenant la forme de photographies, de textes, de fragments et d’installations. À leur intersection, la matière photographique est tantôt altérée, filtrée, réinterprétée, en dialogue avec les vivants.
© Grégoire Delanos

ASSEMBLIA
14 rue Buffon
Lundi, mardi, mercredi et vendredi : de 8h15 à 12h15 et de 13h à16h
Jeudi : de 8h15 à 12h15
© Maël Gayton

Lycée La Fayette
Le monde autrement
Fruit de la 8e année de partenariat entre le Pôle Image du Lycée La Fayette et l’association Sténopé, cette exposition incarne la vocation de l’association d’accompagner la formation professionnelle de jeunes photographes.
Avec le soutien de leur équipe pédagogique, ce projet permet aux élèves du Baccalauréat Professionnel une première exposition collective dans un cadre spécialisé.
Invité·e·s à s'emparer du thème « Révélation(s) », ils/elles livrent ici des regards singuliers pour révéler le monde autrement, affirmant leur·e·s individualités déjà marquées.
